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Le CBD est il addictif ?

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Un nombre croissant de recherches met en évidence les bienfaits du CBD pour la santé. Ses études montrent que le CBD a des propriétés anti-inflammatoires, anti-convulsivante et qu’il réduirait l’anxiété. Sa consommation pourrait aider certaines personnes à gérer leur stress quotidien. Il est important de savoir : le cbd est-il addictif ?

La popularité du CBD a récemment explosée, atteignant tous les coins du monde contribuant à démocratiser son utilisation. L’huile de CBD dérivée du chanvre est légale en France et dans tous les pays Européens. La seule condition est que la teneur en THC soit nulle. Selon l’OMS, le CBD est un composé sûr et bien toléré, même à des doses de 1500 mg par jour.

Mais le CBD est-il addictif ?

Peut-on devenir accro à l’huile de CBD malgré les nombreux avantages qu’elle procure ?

Cet article vous apportera une réponse complète à vos questions. Nous nous pencherons sur le mécanisme de la dépendance. Nous observerons la façon dont le CBD affecte le cerveau et aborderons le potentiel du CBD pour atténuer les symptômes de sevrage chez les personnes dépendantes.

Comment fonctionne la dépendance

La dépendance est définie comme une réponse physiologique et psychologique complexe à des stimuli externes. Les scientifiques établissent un lien entre la dépendance et les modifications des fonctions et de la structure du cerveau. Les psychologues et les experts en toxicomanie s’accordent à dire que trois états peuvent déclencher des processus de dépendance.

Les déclencheurs de plaisir

Lorsque le cerveau entre en contact avec des substances telles que la nicotine, la caféine ou une drogue comme la cocaïne, il est inondé de neurotransmetteurs. On peut retrouver de la dopamine par exemple, qui peut provoquer une poussée de sensations agréables. L’afflux soudain de dopamine entraîne son accumulation dans le noyau accumbens. Cette région de l’hypothalamus joue un rôle important dans la dépendance. Selon les chercheurs, la probabilité d’une dépendance dépend de plusieurs variables : la rapidité, la fiabilité et l’intensité de l’accumulation de dopamine. La façon dont une substance est administrée joue également un rôle. Par la fumée, sous forme de pilules ou par voie intraveineuse, cela peut influencer la réponse de la dopamine.

Comportements acquis

Les scientifiques affirment que la recherche du plaisir n’est pas le seul facteur qui contribue à la dépendance. Selon de nombreux experts, le problème est bien plus vaste. Il pourrait provenir d’un ensemble de comportements appris qui poussent les consommateurs à rechercher continuellement des substances addictives. La dopamine peut former et renforcer les sensations de plaisir. Cependant l’activité même qui a conduit à sa libération est encore plus importante.

La plupart des théories sur la dépendance mettent en évidence un processus d’apprentissage lié à la récompense. C’est le mécanisme principal qui est à l’origine de la dépendance. Dans ce processus, la dopamine agit de concert avec le glutamate, un autre neurotransmetteur important. Il amène le cerveau à établir un lien entre les sensations de plaisir et l’activité qui y conduit.

Exposition prolongée à certaines substances

La consommation continue de certaines substances peut rendre les cellules nerveuses situées dans le cortex préfrontal et le noyau accumbens progressivement dépendantes de l’activation de ces composés actifs. Les utilisateurs recherchent alors plus souvent la substance addictive, ce qui se traduit par une expérience psychoactive moins marquante. En d’autres termes, certaines substances vous amènent à développer une tolérance. La tolérance aux drogues est très dangereuse, surtout lorsqu’il s’agit de drogues comme les opioïdes. Ces substances pour lesquelles le risque de surdose mortelle est élevé.

Les utilisateurs qui essaient de se sevrer sans rien faire peuvent éprouver de graves symptômes de sevrage. Selon la substance, les symptômes de sevrage peuvent inclure :

  • maux de tête ;
  • tremblements ;
  • douleurs osseuses ;
  • douleurs musculaires ;
  • nausées ;
  • vomissements ;
  • irritabilité.

Qu’est-ce que le CBD et comment fonctionne-t-il ?

Huile de CBD

Le cannabidiol est l’un des deux principaux composants du cannabis. Contrairement à l’autre composé bien connu, le THC, le CBD n’a pas de propriétés psychoactives. Cela signifie qu’il ne vous fera pas planer comme le fait le THC. Le CBD peut compenser le THC en modulant sa psychoactivité dans le cerveau.

Le CBD et l’homéostasie

Le Canabidiol interagit avec les principaux récepteurs du système endocannabinoïde, le principal réseau de régulation chez tous les mammifères. Ces récepteurs envoient des messages dans tout le corps, délivrant des signaux que le cerveau doit interpréter. Le fonctionnement de votre cerveau dépend en grande partie de ces signaux. Ainsi, il peut réguler des processus importants dans tout le corps et améliorer l’équilibre biochimique.

Le CBD peut soutenir cette homéostasie par plusieurs voies différentes. Les scientifiques pensent que le CBD a plus de 65 cibles moléculaires. Cela expliquerait son large éventail de bénéfices et d’applications. L’interaction du CBD avec le système endocannabinoïde peut influencer les récepteurs 5-HT1A qui sont sensibles à un neurotransmetteur appelé sérotonine.

La sérotonine est un acteur majeur de la régulation de l’humeur ; elle peut également intensifier les sentiments de bonheur et de relaxation. Le CBD agit comme un inhibiteur naturel des récepteurs 5-HT1A. Il bloque sa recapture dans le cerveau, ce qui permet à des concentrations plus élevées du neurotransmetteur de circuler dans l’organisme.
En utilisant un mécanisme similaire, le CBD interagit avec les récepteurs TRPV1 en se connectant à leurs sites et en bloquant les signaux responsables de la perception de la douleur. Le CBD peut également affecter le récepteur nucléaire PPAR-gamma, qui régule le métabolisme du glucose et le stockage des acides gras.
Les interactions ci-dessus semblent prometteuses en termes de gestion de la dépendance et des symptômes de sevrage, mais avant de nous étendre sur le sujet, répondons à la question titre.

Le CBD et la dépendance : le cbd est-il addictif ?

Comme le CBD ne produit pas le buzz psychoactif associé au THC, il a un potentiel d’abus très limité selon les scientifiques. Une étude de 2017 publiée dans le Journal of Drug and Alcohol Dependence a examiné les résultats d’une étude précédente, dans laquelle les chercheurs ont administré différentes doses de CBD par voie orale à des consommateurs fréquents de marijuana. Les sujets ont pris du CBD seul et en combinaison avec de la marijuana fumée. Les chercheurs ont conclu que le CBD est aussi susceptible d’être consommé de manière abusive que le placebo.

Quelques années plus tôt, une étude de 2011 a conclu que le CBD est plus sûr que le THC et les autres cannabinoïdes. Les chercheurs ont constaté que le CBD est bien toléré chez l’homme, même à des doses élevées allant jusqu’à 1 500 milligrammes par jour. Contrairement au THC, le CBD n’a pas altéré les fonctions psychologiques ou les capacités motrices, ni modifié la pression sanguine, la température corporelle ou le rythme cardiaque.

Il est intéressant de noter que même le THC ne peut pas entraîner de dépendance physique. Selon les experts en toxicomanie, 91 % des consommateurs de marijuana ne deviendront jamais dépendants du THC. Les 9 % restants ne feront que créer des habitudes négatives autour de cette substance, ce qui peut conduire à une certaine forme d’abus.
Comme le THC peut créer une accoutumance, il est important de connaître la différence entre les deux sources d’extraits de CBD : le chanvre et la marijuana.

CBD dérivé du chanvre VS CBD dérivé de la marijuana

Le CBD peut être extrait du chanvre et de la marijuana. Bien que ces plantes partagent le même parent – Cannabis sativa L. – elles ont des profils chimiques et des ratios THC/CBD différents.
La marijuana est naturellement riche en THC, de sorte que les huiles de CBD produites à partir de souches de marijuana – même celles à forte teneur en CBD – contiendront une quantité significative de THC. Ces produits peuvent faire planer l’utilisateur.

Cependant, lorsque l’huile de CBD est fabriquée à partir de plantes de chanvre, elle ne produira aucun effet intoxicant en raison de sa teneur en THC quasi inexistante. Les plantes de chanvre contiennent généralement 0,2 % de THC ou moins, avec des niveaux plus élevés de CBD.

Le CBD dérivé des plantes de chanvre ne crée pas de dépendance. Il est également légal au niveau national et Européen ; vous pouvez facilement le trouver en ligne et en vente libre dans des boutiques spécialisées, magasins de vape et bureaux de tabac.

Le CBD pourrait aider à lutter contre la dépendance

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport complet sur le CBD en 2017, dans lequel elle a reconnu qu’il s’agissait d’une substance sûre et sans potentiel d’abus. Plus tôt dans l’article, nous avons mentionné que le CBD pourrait également être utilisé pour aider à combattre la dépendance et les symptômes de sevrage.

Dans un rapport de 2013, des chercheurs ont traité une femme de 19 ans présentant des symptômes de sevrage du cannabis en utilisant du CBD pendant 10 jours. Après cette période, ils ont noté une diminution effective de la gravité de ses symptômes. Plus tôt en 2010, une autre étude publiée dans Neuropsychopharmacology a testé un total de 94 consommateurs de cannabis pour examiner le rôle des ratios CBD/THC dans l’amplification des effets des composés psychoactifs et le biais attentionnel aux stimuli de la drogue.

Le CBD contre la dépendance au cannabis

Par rapport aux fumeurs de souches à forte teneur en THC, l’étude a montré que les sujets qui prenaient des souches à forte teneur en CBD présentaient un biais attentionnel plus faible vis-à-vis des stimuli alimentaires et des drogues, ainsi qu’une dépendance auto-évaluée au cannabis plus faible. Les scientifiques ont conclu que le CBD pourrait être utilisé dans le traitement de la dépendance au cannabis et d’autres troubles addictifs.

Le CBD pourrait également contribuer à freiner la dépendance à d’autres substances, comme la nicotine ou les opioïdes. Selon une étude de 2013 publiée dans Addictive Behaviors, un traitement au CBD sur une période d’une semaine a permis de réduire de 40 % le nombre de cigarettes fumées chez les sujets dépendants, alors que le groupe placebo n’a pas montré de différence significative.

Deux groupes ont reçu des doses différentes de CBD. Le troisième groupe a reçu un placebo :

– Le premier 800 mg CBD
– Le second 400 mg CBD
– Le troisième un Placebo

Par rapport au placebo, les personnes qui ont pris du CBD ont réduit de manière significative l’anxiété et le besoin de sevrer de l’héroïne.

Les études de l’addiction chez les animaux

Il existe également des études provenant de modèles animaux qui prouvent le potentiel du CBD à réduire l’utilisation d’autres substances addictives. Dans une étude animale préclinique de 2018 publiée dans Neuropsychopharmacology, les chercheurs ont administré du gel de CBD à des rats de laboratoire qui présentaient un comportement de dépendance à l’alcool ou à la cocaïne après une consommation volontaire. L’équipe de recherche a découvert que le CBD était efficace pour réduire la consommation de drogue chez les rongeurs, et qu’il freinait également les effets secondaires de la dépendance, comme l’anxiété et l’impulsivité.

Une étude de 2019 publiée dans l’American Journal of Psychiatry a révélé que le CBD pouvait être bénéfique aux personnes souffrant de fringales associées à la dépendance à l’héroïne. L’étude a examiné 42 adultes qui consommaient de l’héroïne depuis 13 ans en moyenne. Les chercheurs ont divisé les participants en trois groupes.

Le CBD et les interactions médicamenteuses : parlez-en à votre médecin

prise de contact médecin traitant

Lorsque vous prenez du CBD, il peut interagir avec un système appelé Cytochrome p450. Ce système est responsable du métabolisme de la majorité des composés actifs des médicaments. Le CBD inhibe le cytochrome p450, l’empêchant de traiter ces composés dans le foie. Ce mécanisme est semblable à celui de la consommation de pamplemousse qui affecte la métabolisations de vos médicaments.

Les interactions entre CBD et médicaments pourraient entraîner des effets secondaires ou avoir un impact négatif sur l’efficacité de votre traitement. Nous vous recommandons de parler à votre médecin si vous suivez un traitement médical et que vous craignez qu’ils interagissent avec le CBD.

Alors, le cbd est-il addictif ? Conclusion

La dépendance est une maladie du cerveau. Elle se manifeste par des envies intenses de consommer une substance particulière malgré des conséquences néfastes et préjudiciables. Les personnes qui ont des problèmes de dépendance présentent plusieurs symptômes, allant d’une mauvaise cognition à des fonctions corporelles perturbées, en passant par des comportements qui peuvent compromettre leur vie quotidienne.

Les premières études n’ont pas trouvé de lien entre le CBD et les altérations de la perception, du jugement ou de la cognition. Sans la sensation de “high”, le cerveau peut ne pas associer la substance aux centres de récompense. Le CBD ne provoque pas non plus de symptômes de sevrage et ne peut pas faire l’objet d’une surdose mortelle.

Il est intéressant de noter que des études récentes ont conclu que le CBD peut être utile pour réduire la dépendance à de nombreuses substances, notamment l’alcool, la nicotine, les opioïdes et l’héroïne. Non seulement le CBD pourrait aider à lutter contre la dépendance physiologique, mais il pourrait également aider les gens à combattre les mauvaises habitudes qu’ils ont créées autour de différentes substances et activités.

Dans l’ensemble, il semble que la réponse à la question “le cbd-est-il addictif” soit non. Bien au contraire, le CBD pourrait être un outil utile contre la dépendance dans plus d’un domaine.

Walter Green.

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